|
Toutes les informations de l’entomologiste Pro Services Environnement sur les insectes, rongeurs et tous les autres parasites de nos maisons et jardins
Les blattes et les cafards
Pourquoi les cafards vivent-ils dans les habitations ?
La plupart des blattes sont originaires des pays chauds et préfèrent la chaleur. Elles ont été transportées par l’homme, il y a très longtemps par bateaux et dans des convois de nourritures.
Une fois arrivées en Europe où le froid sévit en hiver, ne pouvant rester dehors, elles ont aisément trouvées à se nourrir puisqu’elles sont omnivores. Elles se sont bien adaptées.
Quelles sont les blattes que nous trouvons en France aujourd’hui ?
En France, les blattes sont peu nombreuses (une quinzaine d’espèces seulement) et seulement 4 d’entre elles vivent dans nos maisons.
La blatte américaine (Periplaneta america) : la plus grande : de 2.5 cm à 3.2 cm
Elle vit dans les endroits très chauds et humides comme les serres. On la rencontre surtout dans celles du Jardin des plantes à Paris ou dans les égouts. Elle meurt dès les premiers froids ce qui limite ces populations. Malgré son nom, elle est originaire d’Afrique, et c’est cette grosse blatte que l’on trouve dans le monde quand on voyage dans des hôtels ou restaurant à l’hygiène médiocre.
La blatte orientale (Blatta orientalis) : plus petite ( de 2 cm à 2.8 cm) de couleur sombre, elle est moins fréquente que la blatte germanique mais elle vit dans les mêmes endroits à peu près. Seuls les mâles ont des ailes.
La blatte des meubles (Supella longipalpa) : elle est petite (de 1 cm à 1.4 cm) et est arrivée en Europe il y a seulement 20 ou 30 ans. Elle peut vivre dans les endroits chauds et secs, par exemple dans les appareils produisant de la chaleur (télévision, fours, électro ménager). Elle est plus rare que les autres.
La blatte germanique (Blattella Germanica) : la plus commune.
Comment lutter contre les cafards ?
La prévention est la meilleure chose. C’est l’élimination de toutes les conditions favorables à leur installation. Il faut bannir toutes les sources de nourriture (même la graisse des plaques de cuisinières) et d’eau (y compris le réservoir de vidange sous le réfrigérateur), bols d’animaux de compagnie.
Les aliments doivent toujours être placés dans des boites hermétiques. Les ordures doivent être inaccessibles.
La lutte se fera dans un premier temps avec l’aide de pièges collants à phéromones que vous placerez au bord des plinthes sous les meubles.
Vous pouvez calfeutrer toutes les issues : bouches d’aération, passages de câbles, fentes, fissures...
Dans un deuxième temps, nous vous conseillons d’employer des insecticides sécurisés sous forme de spray, bombes autopercutantes, gel etc…
La blatte orientale
Blatta Orientalis L (Blattidae) – Syn.fr : la blatte des cuisines et caves
Caractéristiques :
Longueur du corps : 19-25 mm. Corps noir. Ailes légèrement régressées et brunes chez le mâle, vestigiales et noires chez la femelle.
Habitat :
Exclusivement dans les habitations, et avant tout dans les immeubles vétustes, les boulangeries ou les édifices dédiés à l’hôtellerie et à la restauration.
Autrefois très commune, actuellement beaucoup plus rare en raison des opérations de désinsectisation. Adulte toute l’année
Observations :
Avant tout nocturne, cette blatte se dissimule durant la journée derrière les meubles, dans les fentes et fissures des murs. Très agile, elle se nourrit d’épluchures. En cas d’infestation, elle peut devenir très gênante et transmettre des germes pathogènes.
La blatte germanique
Blattella germanica L. (Blattidae)
Caractéristiques :
Longueur du corps : 11-13 mm. Ailée dans les deux sexes, mais inapte au vol. Teinte en principe brun jaunâtre ; deux bandes longitudinales sombres sur le corp.
Habitat : Comme la blatte orientale, exclusivement dans les bâtiments, cuisines, logements et bien plus rare que autrefois.
Observations :
Comme la blatte orientale, originaire des pays chauds ; introduite en Europe par les activités de l’homme. Comme toute blatte, la ponte se présente sous forme d’oothèque ressemblant à une graine de haricot, que la femelle transporte sous son abdomen et qu’elle n’abandonne que juste avant l’éclosion. |